Dento Budo Dojo

Ne pas se battre , ne pas subir.

 

 

 

Stage de Bagua zang

 

  avec Pierre PORTOCARRERO

 

 

 

Une première pour notre association dans la pratique du Bagua Zhang (ou encore, Pakua Chuan, la « main des huit trigrammes »), art interne appartenant au Neijia, comme le Tai Chi Chuan et le Xing Yi Chuan pour ne citer que les plus connus dans le domaine.

      Ce premier contact à cette nouvelle pratique fut le fruit d'une concertation des membres de notre association avec Jean-Claude Bénis qui voulait offrir une ouverture chez les pratiquants du Tai Chi Chuan comme du Karaté. Pour cela, il a été demandé à sensei Pierre PORTOCARRERO d'initier à une petite vingtaine de personne la pratique du Bagua Zhang. C'est donc sous sa direction lors de ce premier week-end du mois de janvier 2017 – nous engageons l'année avec entrain, car dans la foulée, dès ce premier lundi… une galette des rois nous attendait, mais c'est une autre histoire ! – que la reprise en ce début d'année s'effectua.

      Une pratique aux aspects déroutants pour les pratiquants du Tai Chi Chuan comme du Karaté si on souligne les déplacements. Habitués souvent à se déplacer dans une forme de linéarité, cette fois-ci, la base même du déplacement intégrait complètement celle du cercle. Les repères spatiaux en prenaient donc

 

Un déséquilibre contrôlé.

sérieusement un coup. Cette déstabilisation a tout son sens… et faisait également penser aux derviches. Trouver une forme de stabilisation dans la déstabilisation c'est possible, à condition toutefois d'accepter un certain lâcher-prise consenti par le corps comme le mental. Pratiquer le Bagua Zhang, c'est donc admettre un nouveau regard sur soi, car tel un miroir, il renvoie parfois des sensations déstabilisantes, tant physiques que psychologiques. Le pratiquant qui joue de cette déstabilisation saura « jouer » de son corps et sentira des nouvelles lignes de force révélées davantage par la pratique à deux.

      Le Bagua Zhang, inévitablement, connaît aujourd'hui de nombreuses branches. Dix-huit serait leur nombre d'après sensei Pierre PORTOCARRERO. Quand on sait que le fondateur de cette forme de


Sur la photo de gauche, sensei Pierre PORTOCARRERO, démontrant une application sur un étirement.

pratique, Dong Hai Chuan, de la fin du XVIIIe siècle, a eu quelques 72 disciples, on ne peut difficilement imaginer qu'il en soit autrement. Nous concernant, nous étions dans la ligne de « La paume du Dragon ».


      Pratiquer le Bagua Zhang n'est pas chose facile si on veut vraiment être dans autre chose qu'un simple aspect gymnique, qui lui, est facile. Développer sa conscience dans tout le corps est un aperçu d'une de ces difficultés que peut rencontrer le pratiquant. De même que prendre des repères spatiaux dans la rondeur n'est pas là aussi chose facile.


      Le bilan de ce stage a visiblement eu un impact positif chez les pratiquants. Maintenant, reste à chacun par un entrainement personnel de renforcer cette pratique, car le stage ne se suffit pas à lui-même si l'on veut vraiment progresser.

 

kansetsu waza

 

Marie-Andrée avec Pierre PORTOCARRERO en déplacement sur la trajectoire circulaire utilisée en Pakua Chuan.

 

Explications, démonstrations... et une écoute
attentive des stagiaires.

 

kansetsu waza sur un bras

 

empi uchi bloqué

 

Nicolas avec Pierre PORTOCARRERO.

      Un grand merci à Sensei Portocarrero pour sa pédagogie et son envie de transmettre cet art nouveau pour nous tous. Un prochain rendez-vous sera probablement pris dans le futur pour renforcer et progresser sur cette voie. L'avenir nous le dira…

 

Janvier 2017

 

Jean-Claude Bénis

 

Quelques photos supplémentaires... page suivante.

 

 

 

 

 

 

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